LES TIMBRES MONNAIE
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Leur but fut de suppléer la pénurie de petite monnaie.
De fabrication privée, ils contenaient un timbre-poste officiel (que l’on pouvait récupérer pour mettre sur une lettre) et furent utilisés largement dans la vie quotidienne en des temps difficiles.
Naquirent aux Etats-Unis, lors de la guerre de Sécession (1861-1865) grâce à John Gault qui déposa un brevet le 12 août 1862.
En France :
Ils apparurent à la suite de la première Guerre Mondiale pour disparaître en 1924, quand la petite monnaie en métal fut à nouveau disponible en quantité suffisante.Au tout début, les timbres circulèrent de main en main sans aucune protection mais très vite on se rendit à l’évidence qu’il était indispensable de les protéger et on les inséra dans de petites pochettes translucides de cellophane fermées par une étiquette publicitaire.
Ces timbres en sachets se révélant trop fragiles, Edouard Bouchaud-Praceiq inventa un procédé pour fabriquer des timbres-monnaie métalliques dont il déposa le brevet le 29 mars 1920. Le lendemain, il céda la licence et les droits d’exploitation à Robert Binds Shedler qui possédait une entreprise spécialisée dans l’estampage et l’impression sur fer-blanc, celui-ci déposant alors la marque FYP (Fallait Y Penser). Il s’agissait donc de petits boîtiers ronds (33mm) en métal retenant prisonnier le timbre entre la paroi métallique et une rondelle transparente de mica ou de cellophane. Cette paroi métallique était réalisée : soit en aluminium ou en fer-blanc estampé c’est-à-dire présentant une impression en relief sans couleurs, soit en fer-blanc avec une impression en plusieurs couleurs à plat, sans relief. Le prix de revient étant assez élevé, c’est la réclame (déjà ! ) qui va amortir le coût de fabrication et permettre une grande diffusion. Il est bon de savoir que les contrefaçons seront punies... Cette réclame va séduire particulièrement les banques dont le Crédit Lyonnais.
Les timbres français utilisés :
-Pour les timbres en sachets : le n°130 semeuse lignée vert 15c (Au bon marché, Paris, etc), le n°137 semeuse vert foncé 5c (Au grand Paris, etc), le n° 138 semeuse rouge 10c (Castel- Chabre, Toulon, etc), le n°140 semeuse bleu 25c (Canton Droguerie, Bayonne, etc), le n°158 semeuse orange 5c (Allez frères, Bordeaux, etc), le n°159 semeuse vert 10c (Bellamy, Paris) et le n° 170 Pasteur vert 10c (Ville de Madrid, Bayonne).
- Pour les timbres en boîtiers métalliques : le n° 107 « type Blanc » ardoise 1c (Berlan Lederlin, Paris), le n°130 (Alimentation Piétri, Marseille, etc), le n°137 (Banque Boutin, Dinard, etc), le n° 138 (Crédit Lyonnais, etc), le n°140 (Crédit Moderne, Nîmes, etc), le n°158 (Bière Gangloff, etc) et le n°159 (Galerie Lafayette, St Nazaire, etc).


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