Lexique de philatélie.

mercredi 6 février 2008
par  Djclone
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Vous désirez en savoir plus sur le vocabulaire utilisé en philatélie par les collectionneurs de timbres. Voici un lexique avec les définitions associées des termes courants en philatélie.

Accusé de réception : Timbre spécial, oblitération ou carte servant à avertir l’expéditeur que son envoi est bien parvenu au destinataire. Les initiales « A.R », abréviation des termes « avis de réception », sont habituellement incorporées dans le dessin.

Adhésif :Désigne un timbre-poste destiné à être collé sur un produit postal - lettre, carte ou colis - au moyen d’une gomme ou autre substance adhésive et qui diffère d’un procédé d’affranchissement imprimé directement sur une enveloppe ou tout autre type d’entier postal. Par ailleurs, désigne la gomme au moyen de laquelle un timbre-poste est collé sur une lettre.

Aérogramme : Enveloppe, lettre carte postale, carte-lettre, message, entier postal émis par la poste pour être acheminé par voie aérienne. Il se présente sous la forme d’une feuille pliée sans enveloppe et est imprimé sur un papier très léger.

Affranchissement : Timbre ou autre cachet utilisé pour indiquer que le port du courrier a déjà été acquitté.

Affranchissement composé :Ensemble des timbres de différentes valeurs. Cet affranchissement est dû soit à l’absence d’une valeur unique permettant d’acquitter le port, soit à une volonté délibérée de l’expéditeur.

Affranchissement mixte : Composé des timbres émis par des autorités postales différentes.

Affranchissement philatélique : Réalisé sous l’influence d’un philatéliste, composé généralement des timbres commémoratifs ou des timbres à surtaxe.

Affranchissement de fortune : Réalisé par des moyens anormaux, préconisé ou toléré par l’administration des postes en raison de circonstances exceptionnelles. En cas de pénurie de timbres-poste, l’administration peut admettre que l’expéditeur ou le bureau de poste affranchisse le courrier par des moyens de substitution. Exemples : P.P. en l’absence de timbre-poste, griffe, timbre-poste coupé pour une valeur au prorata de la surface utilisée, en numéraire, utilisation d’un timbre-poste en remplacement d’un timbre-poste préoblitéré.

Affranchissement en numéraire : Réglé en espèces et représenté par l’apposition d’une marque ou d’une mention indiquant que le port a été payé (P.P.).

Albinos : Un timbre entièrement imprimé sans aucune couleur. Le timbre étant frappé sans encre.

Album : Ensemble de feuilles maintenues dans une reliure, dans lesquelles le collectionneur peut disposer les timbres de sa collection.

Amincissement : Diminution de l’épaisseur du papier sur lequel est imprimé le timbre. Cette altération peut être observée en partie ou entièrement sur la surface du timbre. On retrouve souvent l’amincissement à l’endroit oà une charnière a été enlevée sans précaution ou lorsqu’un timbre n’a pas été adéquatement décollé d’une enveloppe.

Annulation : Opération consistant à supprimer la valeur du timbre-poste. Cette action est effectuée par le service de la poste qui appose sur le timbre un cachet qui annule celui-ci et empêche sa réutilisation. Voir Oblitération.

Annulé : Surcharge enlevant la valeur fiduciaire au timbre, utilisé dans le passé pour les cours d’instructions des postiers.

Approbation : Méthode employée par les marchands pour expédier des sélections choisis aux collectionneurs de timbres. Le collectionneur choisit ce qu’il désire et renvoie le reste.

Ballon monté :Courrier acheminé par ballon monté lors du siège de Paris en 1870. Ces lettres sur papier très fin ou des journaux à format réduit portaient pour la plupart la mention ’Par ballon monté’.

Bande : Trois timbres ou plus, attenants et alignés en une rangée verticale ou horizontale.

Bande en gouttière : Bande de timbres-poste également répartis des deux côtés de la marge. On dit aussi bande inter-panneaux.

Bande pour journaux : Bande de papier utilisée pour entourer les journaux avant leur expédition. Désigne souvent un entier postal comportant un timbre imprimé.

Bandelette publicitaire :Publicité imprimée sur la bordure d’un timbre-poste. La publicité peut être imprimée en même temps que le timbre-poste, ou ultérieurement par un utilisateur privé.

Bloc : Groupe de timbres de nombre variable (quatre ou plus) disposés en deux rangées au moins.

Bloc d’inscription : Bloc de coin sans numéro de planche provenant de feuilles imprimées entièrement par lithographie comportant une inscription sur la lisière.

Bloc de planche : Bloc de coin portant une inscription, habituellement le nom de l’imprimeur ainsi qu’un numéro de planche, sur la lisière. Voir aussi Coin daté.

Bloc-Feuillet :Petit feuillet comportant en général plusieurs timbres-poste identiques ou différents, émis pour une occasion particulière. Le premier bloc-feuillet français fut émis en l925 pour l’Exposition philatélique internationale de Paris. Les timbres-poste issus des blocs-feuillets ont pouvoir d’affranchissement

Boîte aux lettres : Boîte destinée à recevoir les lettres que l’on expédie par la poste.

Bord de feuille :Timbre auquel la large marge de la feuille est restée attachée. Plus-value pour les timbres anciens (l’horizontal est plus recherché que le vertical).

Boule de moulins :Transport postal inventé pendant le siège de Paris 1870 pour faire parvenir du courrier dans la capitale, avec pourtant peu de succès. Les ’boules de moulins’, des cylindres en métal d’environ vingt centimètres de diamètre étaient munis de centaines de lettres de quatre gramme pour être soudé et ensuite jeté dans la Seine. Malheureusement la repêche des ’boules de moulins’ ne réussissait pas comme l’inventeur se l’était imaginée ; en 1982 encore, l’une d’entre elles a été découverte lors de travaux de dragage.

Bourse : Une réunion de philatélistes et de marchands de timbres ou l’on achète, vend et échange des timbres.

Brucelles : C’est le principal outil du philatéliste. Il permet de manipuler les timbres sans les abîmer. Les brucelles (pinces philatéliques) se présentent sous différentes formes. Elles peuvent avoir des bouts arrondis, pointus ou plats.

Bureau de poste : Service ou établissement destiné à traiter le transport du courrier et des colis.

Bureau temporaire : Bureau de poste ouvert pour une durée limitée, destiné à faire face à un trafic momentané résultant de circonstances particulières ou exceptionnelles.

Burelage : Fond de sûreté imprimé constitué d’un réseau de lignes sur lequel on imprime un timbre.

Burelé :Ayant un burelage incorporé dans le dessin, sous la forme d’une couleur imprimée au verso de chaque timbre-poste. Le procédé, comme on l’a dit, est conçu pour rendre la contrefaçon plus difficile. En France, le timbre de poste aérienne n° 15 a reçu ainsi le surnom de « 50 F. burelé ».

C.T.O. ou Cancelled To Order : Terme anglais utilisé pour parler de timbres que des pays vendent directement aux marchands sans avoir servi pour la poste. Ces timbres ont une oblitération artificielle et ont ordinairement encore leur colle.

Cachet :Ou oblitération. Empreinte apposée sur un pli ou un timbre à l’aide d’un tampon à main ou d’une machine. Le cachet précise souvent l’origine du bureau de départ (ou certifie l’arrivée) et annule le timbre. Le philatéliste distingue ainsi : - oblitération authentique - empreinte apposée sur un timbre ayant servi pour affranchir un envoi acheminé. L’oblitération peut être manuelle ou mécanique. - oblitération de complaisance - empreinte apposée sur un timbre (ou document) dans un but philatélique ou commercial.

Carnet : Petits panneaux de timbres insérés habituellement entre deux couvertures de carton. La couverture est souvent illustrée ou munie de publicité.

Carte maximum : Carte postale dont le motif et l’oblitération sont en relation directe avec l’image du timbre collé côté face de la carte, pour un maximum de concordance.

Carte postale : Carte rectangulaire sur laquelle est imprimé au recto un dessin ou une photo. Le verso est destiné à la correspondance, à l’adresse et à l’affranchissement.

Carte-poste :Entier postal se présentant sous la forme d’une carte postale sur laquelle un timbre-poste a été imprimé avant la mise en vente au public pour payer les droits de port à l’avance. Voir aussi Carte-réponse

Carte-réponse :Entier postal se présentant sous la forme d’une carte double ; un timbre-poste a été imprimé sur chaque volet avant la mise en vente au public, l’un des deux étant destiné à la réponse.

Catalogue : Ouvrage de base pour tout philatéliste. Il indique la date d’émission, le sujet le format, les couleurs, le tirage, la dentelure et la cote des timbres. Il peut être spécialisé, traiter d’un seul pays ou de plusieurs.

Centrage : Qualifie la position du dessin du timbre par rapport à ses marges. Un bon centrage est un facteur qui augmente la valeur du timbre.

Centre inversé : Timbre dont le dessin est à l’envers par rapport à l’écriture du pays et de la valeur faciale.

Charnière : Petit morceau de papier très mince, gommé sur une face et déjà plié, qui permet de fixer un timbre oblitéré sur une feuille d’album.

Classeur :Ensemble de feuillets rigides reliés et munis de bandelettes dans lesquelles on peut glisser les timbres sans avoir besoin de les fixer.

Classique : Timbres de l’époque classique - l’époque philatélique de 1840 - 1900. Le puriste philatéliste restreint la période classique à la période non philatélique, c’est-à-dire la période ou la philatélie n’était pas encore un passe-temps populaire.

Coin daté : Collectionné généralement en bloc de quatre avec la marge de feuille portant la date d’impression. Ce système de datation remplaça celui des millésimes en 1922. Voir aussi bloc de planche.

Collection : Ensemble de timbres choisis pour leur beauté, leur rareté, leur caractère curieux, leur valeur documentaire ou leur prix.

Colis postaux : Timbres spéciaux émis pour l’affranchissement des colis encombrants.

Commémoratif : Timbre émis spécialement pour la célébration d’un anniversaire, commémoration d’un événement, hommage à une célébrité. Ce timbre est habituellement en vente pour une période limitée. La série ’400 ans découverte de l’Amérique’, émis en 1893 aux États-Unis est considérée comme la première émission commémorative.

Contrefaçon : Imitation d’un timbre, d’une surcharge ou d’un cachet postal avec l’intention de tromper les services postaux et les philatélistes.

Cote : Valeur supposée par les catalogues, qui permet au philatéliste d’évaluer sa collection et de pratiquer l’échange. Cette valeur est souvent fictive, car le prix du timbre est fixé par la vente et l’achat au marché.

Courant : Se dit d’un timbre émis en grande quantité qui est utilisé de façon régulière pour l’affranchissement du courrier.

Courrier : Correspondance (lettres, imprimés, paquets) reçue ou envoyée par la poste.

Date d’émission : Date à laquelle une administration postale met un ou plusieurs timbres-poste en vente au public ; date à partir de laquelle le dit timbre-poste est valable pour l’affranchissement jusqu’à ce qu’il soit démonétisé.

Décentré : Se dit d’un timbre dont le dessin n’est pas exactement au centre par rapport aux marges.

Défaut :Imperfection visible sur le dessin d’un timbre-poste qui s’est produite lors de la gravure, de la formation du cliché ou au cours du processus d’impression. Un défaut qui se reproduit sur l’émission entière ou une partie de l’émission est appelé « variété constante », un défaut ponctuel est dénommé « variété accidentelle ».

Démonétisé : Se dit d’un timbre qui n’a plus pouvoir d’affranchissement. Ex. pratiquement tous les timbres français ont encore cours, mais il faut tenir compte de la parité entre nouveaux et anciens francs pour les valeurs émises avant 1960.

Dentelure : Ensemble de petites dents formant ordinairement une découpure des bords des timbres. Ce piquage ou perforation permet la séparation facile des timbres. La perforation fut effectuée d’abord en Grande Bretagne en 1854 sur des machines conçues par Henry Archer. Trois systèmes de perforation sont en usage : (1) Dentelure linéaire est faite ligne par ligne provoquant des imperfections aux intersections : absence des dents dans les coins du timbre. (2) Dentelure au peigne est faite ligne par ligne, mais le piquage est fait verticalement et horizontalement en même temps ; le résultat en est des imperfections dans deux des quatre coins du timbre. (3) Dentelure à la herse est le piquage le plus moderne, effectué d’un seul coup sur toute la feuille.

Diptyque : Paire de timbre dont l’illustration fait l’ensemble des deux timbres.

Double frappe :Ou Re-Entry, terme anglais signifiant la double gravure du cliché d’impression, visible par le décalage léger, du à un glissement non voulu de la molette de transfert.

Double impression : Timbre imprimé deux fois de suite par erreur. La double impression est visible du au manque de coïncidence des deux images. Il en est de même pour la double surcharge.

Emission abusive :Terme qualifiant une émission de timbres-poste dont le but principal n’est pas l’utilisation par le public ou dont la surtaxe est particulièrement élevée. On appelle également « émissions abusives » celles dont les conditions de vente spécifiques ne permettent pas au public de se les procurer à la valeur marquée.

Emission commémorative :Timbres-poste ou entiers postaux émis pour commémorer un événement particulier ou un personnage célèbre ou bien une occasion importante. Généralement mis en circulation pour une courte durée.

Emission commune : Emission simultanée d’un ou plusieurs timbres semblables par deux pays au moins.

Entier :Terme utilisé pour désigner une enveloppe, une carte postale ou un emballage sur lesquels des timbres-poste ont été collés ou imprimés pour acquitter à l’avance les droits.

Entier postal : Enveloppe, carte postale, carte-lettre, etc. sur lesquelles le timbre est directement imprimé. L’entier se collectionne dans sa forme intégrale.

Epreuve : Les épreuves sont tirées à différents stades de l’élaboration du poinçon original pour contrôler la qualité de l’œuvre. Les épreuves de luxe sont des feuillets sur lesquels est imprimé le timbre, parfois en couleur divergeant de l’original. Leur tirage est limité et leur valeur philatélique est douteuse. cf. également essais.

Erreur : Timbre sur lequel on remarque une anomalie par rapport à l’original. Les erreurs sont très recherchées par les philatélistes spécialisés. Ne pas confondre avec les variétés. Les principaux types d’erreurs sont les suivants : (1) Erreur de couleur - le timbre est imprimé dans une autre couleur que prévu, souvent d’une couleur d’un autre timbre de la même série. (2) Erreur de dentelure - le timbre est accidentellement dentelé autrement que prévu. (3) Erreur de surcharge - surcharge omise ou surcharge sur une autre valeur que prévu, surcharge renversée ou partiellement absente. (4) Erreur d’impression - phase d’impression absente, absence de couleur, légende ou valeur faciale omise. (5) Erreur de filigrane - timbre imprimé sur papier filigrané autre que prévu, ou sur le papier mal posé, qui provoque les filigranes couchés, renversés ou inversés.
Expert :Tout philatéliste et n’importe quel marchand de timbre peut s’appeler expert ; une expertise philatélique, le jugement catégorique concernant l’authenticité ou l’état d’un timbre restera toujours arbitraire, si celle-ci n’est pas effectuée par un expert reconnu. En France les experts reconnus actuellement sont MM. J.- F. Brun et R. Calvès.

Exprès : Courrier munis de timbres d’exprès est destiné à être délivré à l’arrivée du bureau de destination sans retard au destinataire.

F.D.C. : First Day Cover = Lettre de premier jour - enveloppe, parfois illustrée, affranchie avec le timbre portant le cachet du premier jour de son émission. L’oblitération peut être effectuée par un cachet spécial du 1er jour.

Faciale : Est le prix que l’on paie au bureau de poste ; cette valeur est généralement inscrite sur le timbre. Certaines Postes concédant des remises importantes (jusqu’à 30% !) pour les agences à l’étranger provoque le trafic de ’faciale-à-rabais’. Ces timbres sont négociés par des marchands spécialisés et destinés aux entreprises avec courrier important. Attention aux nouveautés bon-marché, qui proviennent souvent de ’faciale-à-rabais’, timbres passés de mains en mains, portant des empreintes, ayant une dentelure irrégulière etc. Le négociant sérieux ne mélange pas ’faciale-à-rabais’ avec les objets de collections !

Fac-similé :Exemplaire d’un timbre-poste reproduit dans la même couleur que l’original ou dans une couleur similaire et qui n’est pas destiné à des fins postales. Porte généralement l’indication « Fac-similé » au verso.

Faux : Se dit de timbres confectionnés par des faussaires afin de tromper la poste ou les philatélistes. Les Faux pour tromper la poste sont très recherchés par les philatélistes, à condition qu’ils soient sur lettre ou oblitérés correctement. Mais ce sont les Faux pour tromper le collectionneur qui sont dangereux pour la philatélie ! Un grand nombre de faux sont un véritable piège pour le philatéliste amateur, et souvent seul un expert peut discerner le vrai du faux. Dangereux sont notamment les trucages comme les fausses gommes, souvent appelées regommage ou plus subtilement ’dépose de gomme’, ou la redentelure.

Feuille : On appelle une feuille l’ensemble des timbres imprimés sur une même feuille de papier, les feuilles les plus courantes se composent de 25, 40, 50 ou 100 timbres. Certains amateurs se sont spécialisés dans la collection de feuilles, voire même pour certains dans la reconstitution a posteriori de feuilles de timbres ayant servi à l’affranchissement de lettres, chaque timbre est alors identifié par ses coordonnées x,y dans la feuille.

Filigrane :Un signe, une lettre ou un mot qui sont imprimés habituellement au verso du timbre au moment de sa fabrication. Ce dessin souvent invisible à l’œil nu peut être vu en trempant le timbre quelques secondes dans un liquide révélateur. Cette technique est souvent une mesure de sécurité pour éviter les contrefaçons. Pour le philatéliste un timbre de même effigie peut être un timbre totalement différent grâce à son filigrane.

Filigranoscope : Appareil permettant de mettre en évidence le filigrane d’un timbre-poste. Il existe divers modèles, dont certains utilisent des liquides qui sont plus ou moins dangereux pour les timbres-poste.

Fiscaux-Postaux : Timbres émis pour le besoin de l’administration fiscale admis également au service postal.

Flamme :On dit aussi flamme d’oblitération. Désigne la partie rectangulaire d’une oblitération mécanique, la partie ronde étant le timbre à date. Le nom flamme vient de la première oblitération de ce type qui représentait une flamme (oriflamme).

Fluorescent :Ou Luminescent ou phosphorescent - Substance ajoutée au papier lors de la production ou bandes imprimées sur le timbre délivrant sous une lampe ultraviolette un rayonnement secondaire vif servant au tri automatique du courrier.

Foulage : Léger relief visible au verso d’un timbre-poste résultant de l’impression typographique.

Franc de port : Cachet qui signifie que l’objet postal est dispensé de frais de port souvent par les gouvernements et les autorités postales.

Franchise : Faculté de certains utilisateurs à expédier gratuitement le courrier, ex. courrier adressé à certaines administrations publiques etc. ; les Timbres de Franchise sont émis pour ce même but, ex. Franchise militaire : gratuité accordée aux militaires en campagne pour l’expédition et la réception de lettres du premier échelon de poids et des cartes postales en nombre illimité. Ce droit est matérialisé d’abord par des indications de l’unité militaire, soit manuscrites, soit produites par une griffe ou un cachet, puis par la mention « Franchise militaire » ou « FM » en haut à droite du pli.

Gaufré : Méthode d’impression qui consiste à déformer le papier de façon à mettre le dessin en relief.

Gomme :Substance placée au verso du timbre afin de permettre la fixation du timbre humecté sur le courrier. La gomme peut être mate ou brillante, elle peut être gaufrée afin d’éviter le roulement des feuilles sous l’influence de l’humidité. La gomme économique, appliquée dans les périodes de crise, ne couvre qu’une partie du verso. Aujourd’hui l’on utilise également de la gomme autocollante. Sans doute le collectionneur contemporain donne une trop grande importance à la gomme et l’on réclame aujourd’hui que le timbre se trouve dans son état d’origine suivant la codification internationale avec la gomme d’origine intacte sans charnière ni trace de charnière. Pourtant il existe de nombreuses émissions, notamment dans la philatélie classique où la gomme avait endommagé les timbres, soit à cause de sa consistance agressive détériorant le papier et les couleurs, soit par son durcissement au fil des années qui détruit la structure du papier etc. En outre, avant l’invention de l’album à bande et surtout avant les pochettes en cellophane, les timbres oblitérés aussi bien que les neufs étaient fixés au moyen d’une charnière dans l’album qui laissait une trace irréparable sur la gomme du timbre. Ceci est l’état normal de la plupart des timbres avant environ 1930, état qui diminue, suite à la demande du marché, remarquablement la valeur du timbre, le réduisant parfois à un dixième de sa valeur originale. En conséquence, les faussaires modernes, qui se nomment avec euphémisme ’restaurateurs’, sont parvenus à perfectionner le regommage de timbre avec gomme endommagée de telle sorte que même les experts avouent parfois leur difficulté de discerner le vrai du faux... Effectivement ce genre de faussaire n’effectue que du trucage afin de tromper l’acheteur sur le vrai état de la pièce.

Gouttière (ou marge) : Espace laissé entre les feuilles de timbres-poste pour faciliter leur séparation en ensembles distincts ou en feuilles plus petites.

Gravé :Se dit d’un dessin tracé en creux sur une matière dure (métal, pierre, bois) au moyen d’un instrument pointu (burin, ciseau.). Désigne à tort uniquement les timbres-poste imprimés en taille-douce : tous les timbres-poste, sauf ceux qui sont imprimés en offset et en lithographie, sont gravés.

Grève :Les Timbres de Grève sont émis par des organismes privés lors des périodes de grève de longue durée des services postaux. Dans ce domaine beaucoup de timbres sont purement fantaisistes étant fabriqués pour des raisons pseudo-philatéliques.

Grille : Oblitération de sécurité sous forme de petits points carrés gaufrés sur le timbre-poste. Comme les fibres du papier se brisent, l’encre du tampon de la poste pénètre dans le papier pour ainsi rendre impossible le nettoyage du timbre-poste en vue de sa réutilisation. La grille fut le premier type d’oblitération utilisé sur les timbres-poste français (1849).

Guerre :Les Timbres de Guerre sont émis et utilisés pendant la période transitoire et lors des conflits militaires. Ce sont souvent les timbres du pays envahi et surchargés par le vainqueur.

Guillochis : Ensemble de fines lignes en général courbes d’une ou plusieurs couleurs apposées parfois en marge d’une feuille de timbres en taille-douce.

Imprimerie : Typographie : le motif imprimé est en relief ; les parties hautes de la planche impriment le motif sur le papier. Taille-douce ; le motif imprimé est en creux ; les parties basses de la planche impriment le motif sur le papier. Lithographie : les parties imprimantes et non-imprimantes sont pratiquement dans le même plan de la planche.

Interpanneaux :Partie de feuille ne recevant pas l’impression du timbre-poste, portant parfois des marques ou indications de service, séparant deux panneaux d’une même feuille.

Journaux : Timbres spécifiques destinés à l’affranchissement des journaux, souvent oblitérés de façon spéciale ex. par l’impression du journal qui dépasse le timbre-journaux.

Légende : Texte faisant partie d’un timbre-poste, généralement inscrit à sa périphérie. Ce texte peut indiquer le pays d’origine, le nom du personnage ou du site représenté ou toute autre information se rapportant à ce timbre-poste.

Lignes capillaires : Lignes fines sur la surface du timbre causées par des crevasses dans la planche.

Locaux :Timbres utilisés dans une province ou ville seulement pendant des périodes de liaison postale restreinte. Il faut distinguer entre les timbres-locaux de nature officielle et privée. La plupart des timbres locaux de la période Allemagne d’après-guerre (1945-48), notamment officielle et ayant cours pendant quelques années, ne sont malheureusement pas répertorié dans le catalogue français Yvert & Tellier.

Loupe :Instrument optique important dans la philatélie pour l’examen approfondi du timbre. Ne vous laissez pas tromper pourtant par la vue du détail ; évidemment, plus gros apparaitra le détail, plus petit sera la vue de l’ensemble... Le philatéliste expérimenté doit pouvoir discerner les différents types à l’œil nu. Quel est l’intérêt de collectionner les variétés que le microscope seul peut rendre visible ? Néanmoins, certains Faux - notamment des surcharges fausses - sont tellement réussis, que seul l’agrandissement peut les révéler.

Machine à affranchir : Machine laissant, sur une correspondance ou sur une étiquette gommée, une empreinte qui affranchit le courrier sans nécessité d’oblitération. Selon les marques et les époques, la machine imprime une seule valeur d’affranchissement, plusieurs valeurs prédéterminées, ou même toutes les valeurs possibles jusqu’à sa capacité maximale. Les machines à affranchir sont louées par un concessionnaire à des particuliers ou acquises par la poste pour une utilisation postale au guichet.

Maculé :Se dit d’une impression qui, trop encrée par suite d’un incident technique, dénature le graphisme du timbre-poste. Il peut aussi s’agir des traces laissées au verso d’un timbre-poste lorsque les feuilles ont été empilées alors que l’encre n’était pas sèche (maculature).

Mancoliste : Liste de timbres que recherche un collectionneur.

Marcophilie : Branche de la philatélie concernant uniquement les marques postales.

Marquage : Fluorescent, Luminescent ou phosphorescent - Substance ajoutée au papier lors de la production ou bandes imprimées sur le timbre imprimé délivrant sous une lampe ultraviolette un rayonnement secondaire vif servant au tri automatique du courrier.

Marge :Partie du papier, généralement blanche, qui se trouve entre les perforations et la partie réservée au dessin du timbre-poste. Dans le cas de timbres-poste non perforés, la marge correspond à la moitié de cette zone limite.

Maximaphilie : Collection des cartes maximum

Millésime :Indication de l’année d’impression sur le timbre ou sur la marge. Les millésimes dans la philatélie française des premières années, collectionnés en paire avec marge inter-panneaux, portant le millésime, furent remplacés par les coins-datés.

Neuf : Décrit un timbre sans oblitération n’ayant jamais servi pour affranchir un envoi acheminé et sur lequel on peut voir la gomme originale au verso.

Non dentelé : Timbre sans dentelure, devant être séparés par des ciseaux. Il est recommandé de collectionner en paires les variétés non dentelés de timbres normalement dentelés pour s’assurer de leur authenticité.

Non émis :Timbre-poste dont la création a été décidée, dont l’effigie, la valeur faciale et les couleurs ont été sélectionnées, et qui ont fait l’objet d’un commencement de fabrication, sans toutefois être livrées au public par suite d’une décision de l’administration des postes, ou qui n’ont figuré que dans des collections officielles.

Non usagé : Un timbre avec ou sans colle d’origine qui ne montre aucun signe d’utilisation ou d’oblitération.

Nuancier :Carte de teintes concernant les couleurs généralement utilisées dans les timbres-poste. Souvent édités par les imprimeurs et les négociants en timbres-poste et qui permet de vérifier la couleur d’un timbre et les variations de couleurs dans une même émission.

Oblitération : Voir aussi Cachet. Marque ou empreinte d’oblitération de tout type appliquée sur un timbre-poste pour signifier l’expédition ou la réception du courrier et pour empêcher toute nouvelle utilisation du timbre-poste. L’oblitération peut être faite à la main par l’application d’un tampon comme elle peut être faite à l’aide d’une machine. Parfois, si le timbre-poste n’a pas été oblitéré au départ, il peut être annulé au stylo à bille. L’oblitération mécanique moderne comporte deux éléments : la flamme et le timbre à date. (1) Oblitération manuscrite : Oblitération d’un timbre-poste à la main, que ce soit au stylo, à l’encre ou à l’aide d’un feutre ou d’un stylo à bille. L’oblitération se fait par une ou plusieurs lignes droites ou par des paraphes. En Amérique, on utilise l’expression « oblitération au stylo ». (2) Oblitération de complaisance : Oblitération apposée sur demande d’un particulier sans nécessité pour le service postal.

Odontomètre :Petit appareil sur lequel sont reproduites les différentes échelles permettant de mesurer la dentelure d’un timbre. La mesure s’exprime par le nombre de dents relevés sur une longueur de deux centimètres.

Offset : Procédé d’impression sans relief, apparenté à la lithographie. Dans le domaine de la philatélie, il apparaît en 1986 avec le timbre-poste de service du Conseil de l’Europe

Officiels : Voir Perforé ou Surimpression.

Paire : Se dit de deux timbres se tenant. Comme la bande, la paire horizontale a généralement plus de valeur que la paire verticale.

Papier : Les timbres sont imprimés, suivant époque ou suivant besoin, sur différents supports ; le philatéliste doit prendre en considération les différentes sortes de papiers, car parfois un papier spécial, utilisé pour une petite partie du tirage d’un timbre-poste, peut augmenter énormément la valeur du timbre. De plus, la connaissance des particularités des papiers différents permet au philatéliste-expert de discerner le vrai du faux ou bien de détecter réparations et truquages. Papier cigarette : papier très mince et plus ou moins opaque Papier coloré : la surface d’un timbre (souvent le recto uniquement) est uniformément coloré Papier côtelé : la surface d’un timbre présente une structure creusée et uniforme, obtenu par passage entre des rouleaux presseurs.

Penny Black : Premier timbre poste adhésif au monde (1840) représentant la jeune reine Victoria.

Perçage en ligne : Perforations faites par une tête perceuse droite, par opposition au perçage en peigne, par exemple.

Perçage en peigne : Perforations disposées en forme de peigne, par opposition au perçage en ligne.

Perforation : Ne pas confondre avec dentelure. La perforation officielle transforme un timbre d’usage courant en timbre spécifique (ex. émission ’E.I.P.A. 30’ de France), tandis que la perforation privée est une mesure de sécurité effectuée par de grandes entreprises pour contrôler l’usage de leur affranchissement. Ces timbres perforés de nature privée sont collectionnés par des spécialistes mais généralement la perforation baisse remarquablement la valeur du timbre.

Perforé : Timbre dans lequel on perce de petits trous pour représenter des lettres ou un sigle. ne pas confondre avec dentelure. La perforation officielle transforme un timbre d’usage courant en timbre spécifique (ex. Émission ’O.H.M.S.’ Du Canada), tandis que la perforation privée est une mesure de sécurité effectuée par de grandes entreprises pour contràler l’usage de leur affranchissement. Ces timbres perforés de nature privée sont collectionnés par des spécialistes mais généralement la perforation baisse remarquablement la valeur du timbre.

Philatélie : Mot inventé par le Français George Herpin. Il s’est inspiré de la langue Grecque : "Philos" (ami), "a" (négation), "telos" (taxe, impôt). Ce qui revient à dire : amour de ce qui n’est pas taxé. Cela n’étant pas le cas des timbres, les Grecs, connaissant mieux leur langue, ont décidé d’adopter le mot "philoteleia", ce qui veut dire "amour de l’impôt". Il définit l’art de la collection, de l’étude et des recherches dans le domaine des timbres postaux.

Phosphore :Substance phosphorescente appliquée au papier ou à l’encre d’impression et qui émet un rayonnement ultraviolet ou une autre radiation électromagnétique. Très important dans l’utilisation des machines électroniques modernes de reconnaissance et de tri des lettres pour localiser le timbre-poste et l’oblitérer. Peut être aussi appliqué en motif au timbre-poste (p. ex. barres en phosphore).

Photogravure :Procédé utilisé pour l’impression des timbres-poste, dans lequel le négatif est réalisé par reproduction photographique du dessin à autant d’emplacements que la feuille comporte de timbres-poste. On utilise des plaques en cuivre sur lesquelles le dessin est gravé. Il faut une plaque différente pour chaque couleur du timbre-poste, ce qui en fait un procédé plus onéreux que la lithographie.

Pinces : Instrument indispensable pour le philatéliste permettant la manipulation du timbre avec soins sans les endommager, les salir ou les tacher de graisse. L’extrémité des branches doit être mince afin de s’insérer facilement sous les timbres sans détériorer les bords ou la dentelure. Elles sont habituellement en acier inoxydable, nickelé ou chromé. Voir aussi le mot Brucelles.

Planche : La plaque de métal servant à l’impression des timbres.

Pli accordéon :Accident lors de l’impression de timbres-poste : le papier se replie sur lui-même lors de l’impression, laissant une partie non imprimée lorsque le pli est ouvert.

Pli premier jour ou PPJ : Enveloppe, parfois illustrée, sur laquelle on a apposé un timbre qui est oblitéré à la date du premier jour de son émission.

Poinçon :Pièce de métal ou de bois portant la gravure d’un timbre-poste. Le poinçon peut être multiplié de diverses façons afin de constituer l’unité d’impression.

Poste aérienne :Désigne le transport du courrier par avion, donc un délai de livraison plus rapide, pour lequel l’expéditeur peut être appelé à acquitter des droits d’affranchissement plus élevés. Un timbre-poste spécial peut être prévu à cette fin.

Premier jour :Oblitération spéciale apposée sur un timbre lors de sa première mise en vente, en général 48 heures avant sa vente normale. Dans la philatélie moderne c’est pratiquement toujours un cachet temporaire illustré. cf. également F.D.C.

Préoblitéré : Timbre oblitéré d’avance pour n’être généralement vendu qu’en grande quantité à des gros utilisateurs pour des publicités diffusées en nombre. Ce sont soit des timbres ordinaires qui reçoivent à l’imprimerie la surcharge de la pré oblitération, soit des timbres spécifiques, n’existant pas en poste ordinaire. Ré-entrée : Terme anglais signifiant la double gravure du cliché d’impression, visible par le décalage léger, du à un glissement non voulu de la molette de transfert.

Recommandé : Les envois recommandés sont particulièrement surveillés tout au long de leur trajet. Le destinataire doit certifier la réception de l’envoi.

Recto-Verso : Un timbre peut montrer le dessin recto et au verso, mais inversé. Ceci provient de l’empilage des feuilles imprimées dont l’encre n’est pas sèche. L’impression recto-verso se passe dans l’impression lorsque la presse tourne un moment à vide et l’image encrée est portée sur le cylindre de pression qui imprime l’image sur quelques feuilles suivantes à l’envers. Une feuille peut passez - plus rarement - deux fois dans la presse, une fois recto et une fois verso, de telle sorte que l’image est imprimée deux fois dans le bon sens.

Réémission : Réintroduction sur le marché d’un timbre-poste ayant une représentation graphique donnée, dont la vente avait été auparavant arrêtée ou interrompue. Il peut être d’une couleur ou nuance différente, ou bien sa valeur peut avoir été modifiée.

Regommé : Le regommage ou plus subtilement appelé la ’repose de gomme’ est effectué par le truqueur afin de tromper le philatéliste en remplaçant la gomme défectueuse par une gomme neuve. Le but étant frauduleux, cette pratique est désapprouvée par les négociants de bonne réputation. (Le regommage est généralement utilisé dans le but frauduleux de faire disparaître une trace de charnière.)

Réimpression : Impression supplémentaire d’une émission en cours avec les mêmes couleurs et les mêmes détails. Certaines autorités émettrices marquent ces émissions d’un symbole particulier.

Rentrée :Indique que la plaque a été imprimée une deuxième fois. Lorsque la nouvelle impression est décalée par rapport à l’original, on peut voir sur le timbre-poste un épaississement ou un doublement de l’impression.

Réparé :Désigne soit la remise en état d’une plaque d’impression endommagée, soit l’ajout de papier ou de gomme sur un timbre-poste ou une enveloppe abîmée pour en améliorer l’aspect. Un timbre-poste ou une enveloppe réparée subisse une forte décote.

Repère :Marque imprimée généralement sur les bords de feuille et destinée à permettre soit une seconde impression en faisant coïncider les repères des deux impressions, soit de denteler.

Replaquage : Restauration d’un timbre-poste ayant subi un accident au verso (aminci). Cette réparation concerne toute la surface du timbre-poste considéré. Elle peut également permettre de remarger un timbre entamé.

Retouche : Modification ou réparation effectuée sur un ou plusieurs clichés de la planche d’impression afin de remédier à une usure. Cette restauration n’atteignant quasiment jamais l’état exact de l’original provoque des variétés qui sont recherchées par le spécialiste.

Rétrécissement : La plupart des papiers rétrécissent de façon inégale en séchant, ce qui fait que la dimension des timbres-poste issus d’une même impression peut varier.

Rotative :Type de presse dont au moins un des éléments est constitué par un cylindre. En règle générale, ce mot concerne les presses dont l’unité d’impression est cylindrique. Il existe des rotatives en typographie, en taille-douce, en héliogravure et en offset. L’administration des postes a utilisé l’impression rotative la première fois en 1908 pour les mandats et en 1922 pour les timbres-poste.

Rouleaux :Terme utilisé pour décrire l’emballage de timbres-poste auto-adhésifs, en bandes insérées dans des boîtes ou bien dans des distributeurs automatiques.

Roulette de timbre : Ce genre de timbre est généralement délivré par les distributeurs, souvent automatiquement. La bande des timbres comportant plusieurs centaines, parfois des milliers d’unités sont embobinés sur une sorte de roulette. Ces timbres ne sont pas toujours dentelés sur les quatre cotés (France depuis 1975). Afin de pouvoir vérifier aisément le stock de la machine, tous les cinquième ou dixième timbres porte généralement un numéro au verso.

Sans charnière : Décrit un timbre neuf sur lequel la gomme originale est en parfait état, comme s’il venait tout juste d’être acheté à un comptoir postal.

Se-tenant : Une paire, une rangée ou un bloc de timbres dont la valeur ou le motif diffère.

Service : Timbres réservés aux besoins des grandes administrations.

Signature : Indication du nom du graveur, du dessinateur dans le dessin du timbre. Les signatures au verso du timbre par contre proviennent soit d’un propriétaire du timbre pour moyen de sécurité soit d’un expert philatélique. La signature de l’expert est un petit cachet apposé au verso, certifiant l’authenticité du timbre.

Spécimen : En vertu des Règlements de l’Union postale universelle, tout Pays-membre est tenu de distribuer un exemplaire de chaque timbre-poste émis à tous les autres Pays-membres par l’intermédiaire du Bureau international. Cette surcharge qui démonétise le timbre est, effectuée pour diffuser une émission dans un but publicitaire ou d’échantillon. La surcharge Spécimen est l’équivalent de Muster (allemand), de Muestra (espagnol) et de Saggio (italien).

Specimen sur semeuse camée.
Specimen sur semeuse camée 35c violet.

Surcharge : Inscription imprimée sur un timbre après son émission et qui en change la valeur.

Surimpression : Ou Officiels. Inscription imprimée sur un timbre après son émission à des fins d’usage gouvernemental exclusivement. " G ", " OHMS ",...

Surtaxe : Ou timbres semi-postaux. Valeur supplémentaire à celle de l’affranchissement. Elle est généralement versée à des oeuvres d’intérêt public et ne représente en quelque sorte qu’un impôt volontaire soutiré aux philatélistes. Ces timbres servent rarement à l’affranchissement et sont essentiellement achetés par les collectionneurs.

Taille-douce : Technique issue de la gravure au burin. Une plaque d’acier reçoit par procédé photographique l’image inversée du timbre, le graveur au travers d’une loupe de forte puissance (binoculaire en général) entame l’acier avec un burin en suivant avec une grande précision les traits du dessin, il joue sur la pression de son burin pour affiner plus ou moins ses traits (pleins et déliés). Cette matrice en creux servira par pression sur une plaque d’acier moins dur à obtenir un positif (dessin en relief) qui lui-même par traitement mécanique et chimique permettra de multiplier en creux les nombreuses images du même timbre sur un cylindre d’impression. Cette technique est très prisée des amateurs de beaux timbres à la fois par la beauté des traits obtenus où l’encre est légèrement en relief et par la beauté de la technique utilisée par l’artiste graveur.

Tampon :Toute marque appliquée à un timbre-poste ou à un produit postal pour indiquer la date et le lieu de l’application et prévenir toute réutilisation à des fins postales. Le tampon n’est pas nécessairement appliqué sur le timbre-poste ou sur son impression (l’appellation officielle est « timbre à date », mais on trouve aussi l’expression « cachet à date »).

Tête-Bêche : Une paire de timbres à l’un des timbres est inversé par rapport à l’autre.

Timbre Tête-Bêche 25C Cérès de 1850.
Le 25C Cérès Têche-Bêche Français est un timbre rare

Taxe de Guerre : Timbres émis et utilisés pendant les conflits militaires surchargés à des fins fiscales.

Thématique : Collection de timbres sur un sujet précis comme par exemple, les avions, les oiseaux, les tableaux, etc.

Timbre à date :Tampon rond apposé à la main ou à la machine, permettant soit d’oblitérer un timbre avec la date et le lieu le plus proche de celui du dépôt, soit d’indiquer la date et lieu d’arrivée d’une lettre ou d’un colis dans un bureau de poste. Le timbre à date peut comporter une ou 2 étoiles et d’autres mentions permettant d’identifier la catégorie du courrier. Dans cet exemple la mention PP veut dire Port Payé, il s’agit généralement de courriers publicitaires ou d’imprimés (Publipostage), payés directement au bureau de dépôt, c’est la raison pour laquelle il n’y a pas de timbre (voir préoblitéré). Sur une lettre si le timbre à date comporte une étoile cela signifie que la lettre à été déposée après l’HLD (heure limite de dépôt).

Timbre-poste : Vignette émise par une administration postale et ayant pouvoir d’affranchir le courrier. Le premier timbre-poste du monde fut émis en Angleterre le 6 mai 1840 (le one penny black), le premier timbre français fut émis le 1er janvier 1849 (Cérès 20 c noir).

Timbres de bienfaisance :Timbres-poste dont l’objet principal est de nature postale, mais dont la valeur est majorée au profit d’œuvres de bienfaisance. L’acquéreur paie donc une somme supplémentaire qui vient s’ajouter au tarif postal normal.

Timbres d’usage courant : Il s’agit de timbres-poste mis en vente pour une durée indéterminée et dont l’impression se fait au fur et à mesure des besoins.

Tirage :En philatélie, le mot désigne la quantité de timbres-poste qui ont été imprimés. La date de tirage correspond donc à celle de l’impression des timbres-poste.

Triptyque : Bande de trois timbres présentant chacun un dessin différent, mais qui, ensemble, forment une seule illustration.

Truqué :Un timbre truqué est manipulé par un faussaire pour augmenter sa valeur. Il existe plusieurs genres de truquage, truquage de couleur - transforme un timbre chimiquement en une couleur qui vaut plus cher et le truquage par grattage - transforme un timbre oblitéré en un timbre neuf. Un timbre de faible valeur peut être également transformé en un timbre rare en grattant une partie de l’image pour la redessiner.

Type : Terme utilisé par les collectionneurs pour désigner des timbres-poste différents, la même série ou le même groupe.

Usagé : Un timbre oblitéré.

UV (lampe) : Lampe qui émet un rayon ultraviolet qui permet de voir le marquage sur les timbres.

Valeur faciale : Prix que l’on paie au bureau de poste ; cette valeur est généralement inscrite sur le timbre.

Validité : Période pendant laquelle le timbre-poste a pouvoir d’affranchissement. Quasiment la totalité des timbres-poste de la France depuis l’origine ont cours encore et très peu d’entre eux sont jusqu’à présent démonétisés.

Variété : à ne pas confondre avec erreurs. La variété est d’une importance philatélique secondaire. Elle est due souvent au hasard d’un accident lors de l’impression. Si le résultat de cet accident s’étend sur une partie de l’impression, on parle d’une variété constante et si elle est écartée lors de l’impression on parle d’une retouche. Elle apparait toujours au même endroit de la planche.

Vente à prix net : Vente sur catalogue avec mise à prix fixe ; les objets ainsi proposés sont vendus au premier acheteur ; les ventes à prix nets se pratiquent très couramment en philatélie ainsi qu’en numismatique.

Vente sur offres :Vente par correspondance, sur catalogue, hors de la présence du public, au plus fort enchérisseur et sans surenchère sur enchère connue. Ce type de vente est très répandu en philatélie, mais il se pratique également en numismatique. Les ventes sur offres ont été créées en l929 par Octave Roumet, célèbre négociant de la rue Drouot, à Paris (France).

Vignette de poste aérienne :Vignette imprimée, qui ressemble à un timbre-poste, utilisée pour signifier que l’expéditeur a payé le tarif applicable à la poste aérienne et que l’objet postal doit donc être transporté par voie aérienne, et non par voie de surface.

Vignette : Étiquette portant un dessin, mais n’ayant pas de pouvoir d’affranchissement. Elle peut être attenante à un timbre-poste, mais ne sera jamais considérée comme telle. Son rôle est purement publicitaire.

Vignettes publicitaires : Ou bande publicitaire. Etiquettes ressemblant à des timbres-poste, attachées par leur dentelure à un timbre-poste et sur laquelle une publicité est imprimée.

Ce lexique des termes utilisés en philatélie est en partie tiré du site Vistastamps. La reproduction de ce lexique philatélique sur Colombes Philatélie à été autorisée par autorisation expresse des auteur de ce site que nous remercions vivement.




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